Le jugement

La Gymnastique Rythmique est un sport jugé selon le code de pointage de la Fédération Internationale de Gymnastique : code FIG.

Ce code de pointage définit plusieurs niveaux pour les difficultés corporelles à l’engin tentées ainsi que des pénalités pour les fautes réalisées.
Il y a donc 2 corps de jurys qui ne jugent chacun qu’une partie de l’enchaînement : les juges « difficulté » et les juges « exécution ».
Chaque corps de jury est composé de 2 sous-groupes : en difficulté les juges D1 et D2 qui notent échanges, les difficultés corporelles, et les pas dansés, ainsi les juges D3 et D4 qui notent les collaborations les difficultés d’engins et les risques.
En exécution, E1 et E2 notent l’artistique de la composition et les juges E3 à E6 notent l’exécution.
Dans un corps de jury composé de 4 juges, par exemple, on enlève la note la plus basse et la note la plus haute, puis on fait la moyenne entre les 2 notes centrales.
La note finale de la gymnaste est l’addition des 2 notes : note de difficulté + note d’exécution.
La note maximale est variable selon les catégories et peut aller de 13 à 20 points.

La note de difficulté : nombre de points maximum variable selon les catégories et l’âge

Selon la catégorie et l’âge de la gymnaste, celle-ci doit présenter dans son enchaînement un certain nombre de difficultés dont le niveau est plafonné en fonction de sa catégorie. Le code FIG précise les critères qui permettent de valider ces difficultés.

Selon l’engin utilisé, la gymnaste doit réaliser aussi certains éléments techniques, correspondants à des familles obligatoires à cet engin. Les difficultés d’engins sont des éléments techniques réalisés sur différents critères (rotation, en dehors du champ visuel, sans les mains, etc …). Le tout forme un élément techniquement difficile.

Par ailleurs, elle doit réaliser des petits pas dansés en lien avec sa musique et en réalisant des petites manipulations avec son engin. Chaque série de pas dansés réalisé sans faute technique lui rapporte des points (0,30).

Les risques ou grand lancés effectués par la gymnaste peuvent là encore rapporter des points s’ils sont réussis. La valeur attribuée dépend de la difficulté du lancer : manière de lancer, nombre de rotations effectuées sous le lancer, manière de rattraper.

En ensemble,

  • les échanges sont aussi valorisés s’ils sont rattrapés par toutes les gymnastes. Éléments obligatoires en ensemble, leur nombre est réglementé en fonction de la catégorie,  leur niveau dépend de la distance entre les gymnastes, de la manière dont l’engin est lancé ou rattrapé.
  • les collaborations entre les gymnastes sont valorisées. Il doit y en avoir minimum 6 et le nombre de points attribué pour chacune dépend de la difficulté : s’il y a un lancer ou pas d’une ou plusieurs gymnastes pendant la collaboration, et de ce qui serait réalisé pendant ce lancer. (chaque collaboration peut rapporter entre 0,10 et 0,70 point)

La note d’exécution : sur 10 points

Le code de pointage définit les pénalités à enlever en fonction des fautes réalisées par les gymnastes. 
Elles peuvent être de plusieurs types et plus ou moins graves (de -0,10 à -0,7 par faute)

 

  • Fautes techniques corporelles; exemple: si la gymnaste ne tend pas ses jambes, rate une difficulté corporelle, perd l’équilibre ou chute
  • Fautes techniques à l’engin ; exemple: si la gymnaste lâche son engin ou réalise mal un élément avec son engin (un rouler qui rebondit, le ruban qui s’enroule…)
  • Fautes artistiques; exemple: On peut pénaliser le manque de lien entre la musique et le mouvement ; l’absence de variété dans ce qui est proposé au niveau de l’engin ou dans les déplacements ; le manque de liaison entre les difficultés présentées ; le manque de synchronisation entre les gymnastes ; l’originalité de l’enchaînement ; le manque d’expression corporelle des gymnastes qui doivent faire passer une émotion aux juges.